Éclaire les indices · Échap pour désactiver le mode détective.

Les conclusions de notre enquête

Des indices sur la carte.
Des actions sur le terrain.

Nous avons croisé les surfaces chaudes, les contours des 23 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et les lieux de fraîcheur recensés pour repérer les situations à approfondir.

VERDICT PROVISOIRE · À COMPLÉTER SUR PLACE

CE QUE NOS RECHERCHES MONTRENT

Les quartiers ne disposent pas des mêmes ressources à proximité.

Une forte part de surface chaude ne suffit pas à conclure qu’un quartier manque de possibilités de se rafraîchir. Il faut aussi regarder les catégories de lieux, leur proximité et leurs conditions d’accès.

Thorez Goëlands ressort avec une part chaude proche de 100 % et aucun lieu ponctuel retenu à 300 m. Carle Vernet – Terres Neuves combine aussi une forte part chaude et peu de lieux ponctuels, alors que Marne-Capucins en compte 40.

Trois dossiers à approfondir

Des situations différentes, à vérifier.

Repère commun : 300 m à vol d’oiseau.

Bègles

Thorez Goëlands

100 % de surface chaude

0 lieu(x) ponctuel(s) dans le QPV ou à 300 m.

Le filtre exclut les parcs surfaciques. Ce zéro n’établit donc pas l’absence réelle de possibilités de fraîcheur.

Revoir les indices ↗

Bègles, Bordeaux

Carle Vernet - Terres Neuves

96,3 % de surface chaude

8 lieu(x) ponctuel(s) dans le QPV ou à 300 m.

Ce nombre ne mesure ni la capacité, ni les horaires, ni l’accès réel aux lieux. Les parcs représentés en polygones ne sont pas comptés.

Revoir les indices ↗

Bordeaux

Marne-Capucins

94,9 % de surface chaude

40 lieu(x) ponctuel(s) dans le QPV ou à 300 m.

Ce nombre ne mesure ni la capacité, ni les horaires, ni l’accès réel aux lieux. Les parcs représentés en polygones ne sont pas comptés.

Revoir les indices ↗

COMMENT INTERPRÉTER LE VERDICT

Notre carte aide à poser les bonnes questions.

Nous avons localisé des situations à examiner ; nous n’avons pas mesuré directement l’ombre, le confort des habitants ou les trajets réellement praticables. Un lieu recensé n’est pas forcément ouvert, gratuit ou accessible par une entrée proche.

La chaleur date du 11 juillet 2022, les contours QPV de 2024 et l’inventaire des lieux a été extrait en 2026. Les résultats varient aussi avec la méthode retenue : ici, seuls les lieux ponctuels situés à 300 m sont comptés. Notre enquête ne démontre donc ni une causalité ni un classement définitif des quartiers.

Retrouver les sources et les calculs ↗

Et maintenant, que peut-on faire ?

Quatre pistes à discuter avec les habitants et les collectivités.

Ce sont des propositions à étudier localement. Nos données ne permettent pas de choisir seules les aménagements ni de chiffrer leur effet.

01 · VÉRIFIER L’EXISTANT

Confirmer les lieux réellement utilisables.

Faire des repérages avec les habitants : entrées des parcs, horaires, accès gratuit, état des fontaines et parcours accessibles. Compléter l’inventaire avant de décider où intervenir.

Première étape de l’enquête de terrain

02 · RENDRE LA FRAÎCHEUR VISIBLE

Mieux indiquer les lieux et leurs accès.

Une fois les informations vérifiées, signaler les points d’eau, les bâtiments ouverts et les entrées des espaces végétalisés. Présenter des itinéraires à partir des accès réels plutôt que d’un simple rayon sur la carte.

Information et accès aux ressources existantes

03 · CRÉER DE L’OMBRE

Étudier des protections sur les espaces fréquentés.

Examiner la plantation d’arbres adaptés et, selon les lieux, des pergolas, voiles ou auvents sur les zones d’attente et de repos. Vérifier le sol, les usages, l’entretien et les besoins en eau avant tout choix.

Aménagements à concevoir et à entretenir

04 · TRANSFORMER ET SUIVRE

Végétaliser et redonner une place aux sols.

Étudier la désimperméabilisation et la végétalisation des cours, placettes ou espaces publics pertinents. Compléter nos données par lacanopée et des observations de terrain pour suivre les évolutions.

Projet dans la durée et évaluation

Les pistes d’ombrage, de végétalisation et de désimperméabilisation s’appuient sur les familles de solutions présentées par l’ADEME ↗ et son guide « Rafraîchir les villes » ↗. Leur pertinence doit être vérifiée pour chaque site.

L’ENQUÊTE NE S’ARRÊTE PAS À LA CARTE

Nos résultats donnent des pistes.
Le terrain permettra de les préciser.

Comparer les quartiers, écouter les habitants et vérifier les lieux : c’est ainsi que l’enquête peut aider à construire des réponses adaptées.